Les tribulations d'une jeune vétérinaire en Inde

30 mai 2010

The beginning...

Hé bien tout d'abord Bonjour!
Bienvenue sur ce blog, qui sera un peu mon "journal de bord" de cette aventure indienne.
Je ne sais pas trop comment le démarrer, et parler d'abord de ma petite personne me semble un poil prétentieux... mais bon, il faut bien un début à toute chose...
Je vais donc vous expliquer, dans la mesure du possible, mon parcours et le pourquoi du comment de ce voyage.
J'ai suivi, de 2005 à 2010, une formation à l'Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon, au bout de laquelle j'ai soutenu ma thèse le 21 mai dernier. Je ne me voyais pas démarrer directement dans la vie active, et l'envie de voyager, combinée à l'envie de faire quelques semaines ou mois d'humanitaire, a donné ce projet, dont je vais vous détailler l'anamnèse.


De l'humanitaire vétérinaire? A quoi cela peut-il bien servir? Pourquoi soigner des animaux au lieu de soigner des humains, qui en ont déjà bien besoin? Telles sont les questions que j'entends très régulièrement. Les réponses sont simples et logiques: les campagnes de stérilisation associées à des vaccinations massives contre la rage permettent de diminuer le pourcentage de chiens malades (la pression infectieuse, pour reprendre les termes de notre cher professeur d'épidémiologie), et donc, par conséquent, le risque de transmission de rage par morsure d'un chien errant. C'est un réel problème de santé publique dans lequel le vétérinaire a un rôle considérable à jouer, en stérilisant (donc en limitant la prolifération des chiens errants) et en vaccinant les chiens errants.
De plus, un cheval qui ne peut plus tirer une carriole, par exemple, représente une menace pour l'économie de la famille: pas de transport, pas de salaire, pas de quoi nourrir la famille. Soigner l'animal revient à aider la famille, bien mieux qu'en leur donnant un peu d'argent pour quelques jours!

Les origines du projet
Après m'être intéressée à un projet de campagne de stérilisation de chiens au Pérou, qui est tombé à l'eau, j'ai entendu parler sur un forum d'une association, en Inde cette fois-ci, qui faisait de l'humanitaire vétérinaire, à savoir des campagnes de stérilisation et des soins aux animaux (chèvres, cochons, poules, etc.).
Cette association, Help In Suffering est soutenue en France par Animaux Secours. J'ai donc contacté Mme Vogler, la pr
ésidente de cette association, qui m'a fourni de précieux et très intéressants renseignements sur cette association.
Je ferai bien évidemment une partie entière consacrée à cette association, mais vous pouvez d'ores et déjà aller voir leur site ici:
http://www.his-india.in

http://workingforanimals.org.au


Cette association se compose de 2 sites, un à Jaipur (Rajasthan) et un à Kalimpong. Etant donné la période à laquelle je prévoyais de partir (juin/juillet), les conditions météorologiques du Rajasthan étaient telles que la chaleur et l'humidité (mousson oblige) sont difficilement tenables... J'ai donc choisi, par confort, je l'avoue, d'aller dans le refuge le moins connu, à savoir Kalimpong. C'est également là, et ça tombe bien, qu'ils reçoivent le moins souvent des vétérinaires bénévoles. Ce refuge, situé dans les contreforts de l'Himalaya, à 1200m d'altitude environ, offre un climat plus tempéré et plus supportable en été pour un européen. Il travaille en partenariat (un jumelage est envisagé) avec le refuge de Darjeeling, à 2h de route. Il est donc prévu que je travaille sur les deux refuges, en fonction des besoins de chacun.

Sans_titre


















ci-dessus, une petite carte de la région où je vais... Darjeeling est localisé par la flèche avec le A.


Voila, la préparation de ce voyage s'achève, dans moins de 48h je serai dans l'avion, direction New Delhi, puis Bagdogra, et après 3h de taxi... Darjeeling!

Posté par leorion17 à 01:28 - - Commentaires [11] - Permalien [#]


01 juin 2010

Premier jour en Inde

Après un voyage de 32h, me voici enfin à bon port, sans encombre…

Fatiguée ? non, pensez-vous… épuisée serait plus approprié. Quand on en est à s’endormir à l’arrière d’un taxi pendant que celui-ci klaxonne sans arrêt, c’est qu’on est à peu près aussi frais que les poissons qui trainent sur le marché de Darjeeling…

 

Mais reprenons depuis le début.

Lundi 31 mai, 6h30, départ de la maison, 7h15 dans le train pour Paris, et 11h13 départ en Eurostar pour Londres. Jusque là tout va bien…

Arrivée (avec 3 bonnes heures d’avance) à Londres, métro direction Heathrow Airport, on enregistre, on décolle à 17h35 (heure locale), donc vol de nuit…

 

Le boeing 777 qui relie Londres à New Dehli 

IMG_0054

La tombée de la nuit depuis l’avion

IMG_0030


On arrive avec le lever du soleil…

IMG_0040

IMG_0035

Namaste! (bonjour)

IMG_0048


Le bus qui relie les 2 terminaux de l’aéroport Indira Gandhi de New Delhi… notez les petits ventilateurs, pas encore en marche à 8h du matin… à 10h, heure à laquelle mon 2e avion partira pour Bagdogra, la chaleur sera déjà intenable !

IMG_0053



Arrivée à Bagdogra-Siliguri, après une escale à Guwahati (plus à l’Est)… le temps se gâte, il fait moins chaud mais plus lourd…



IMG_0079


Une jolie tortuosité de la rivière, que j’ai loupée au premier passage, mais que j’ai pu reprendre à loisirs après, l’avion ayant fait 2 tours de rab…



IMG_0083

Arrivée à l’aéroport, Catrina Vear vient me chercher, en taxi individuel. Un luxe pour les gens d’ici, car l’aller-retour Darjeeling-Bagdogra coute la bagatelle de 1900 roupies, soit environ 45 dollars (le même voyage en bus coute environ 80 roupies) ! Cela dit, rapporté au nombre d’heures de route (6h : 3h aller + 3h retour), ça reste très abordable du point de vue d’un européen.

 

Nous démarrons donc de Bagdogra-Siliguri (119m alt).

En Inde on roule à gauche… et, tout compte fait, mieux vaut laisser cette affaire à un driver expérimenté, car la conduite indienne est assez…particulière : pour doubler, il faut klaxonner pour que celui devant se pousse sur le côté, klaxonner également quand on prend un virage pour prévenir celui qui arrive en face (donc on klaxonne presque en permanence), faire attention à tout ce qui peut trainer sur la route : vélos, piétons, vaches sacrées, chèvres, chiens… On notera d’ailleurs que les animaux ne se pressent vraiment pas pour s’écarter du passage, preuve qu’ils ne risquent pas grand-chose… la plupart du temps !



IMG_0087


La route entre Bagdogra et Siliguri semble a priori courte (90km) mais après quelques kilomètres dans la plaine, la route se met à emprunter le flanc escarpé des montagnes du Bengal Occidental… et on se retrouve à faire 3h de trajet sur des routes dignes des pires chemins forestiers des Vosges ! Et ça grimpe !



IMG_0095


Au bout d’une bonne heure et demi de trajet, on arrive à Kurseong (1500m alt)… sous la brume !

IMG_0099


On dépasse le Toy Train, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco ! Il met la bagatelle de 8h pour rejoindre Siliguri et Darjeeling… mais à sa décharge, il est actif depuis 1881



IMG_0102


Le même, vu de face… vous noterez l’état impeccable de la route… En effet, les routes sont très mal entretenues et chaque saison de mousson aggrave encore la situation…


IMG_0103


Et quelques minutes après, je me suis endormie à l’arrière du taxi (où je n’étais pas attachée, c’est vrai, mais en même temps, il n’y a PAS de quoi s’attacher dans ces taxis…), pour me réveiller en plein Darjeeling, sous la pluie. Les photos de cette ville étonnante à plus d’un point de vue seront donc ces prochains jours, si le Soleil le veut bien !




Posté par leorion17 à 10:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

02 juin 2010

L'électricité...

Commençons par ce qui est le plus déroutant ici, pour une petite française habituée au confort de l'alternatif sans la moindre coupure "hormis-quand-on-fait-fonctionner-tous-les-appareils-de-la-maison-en-même-temps": l'électricité. Ici, on aime à dire: "electricity is not 100% reliable, it comes and goes". Comprenez par là que l'électricité n'est disponible qu'entre 70 et 80% du temps. Et quand quand ça coupe, ça ne prévient pas! Par exemple, à l'heure où je vous écris, nous venons de subir 3 coupures dans la journée, 2 en plein après-midi, et une entre 21h30 et 23h30. Si les coupures de l'après-midi n'ont pas été trop gênantes (quoiqu'opérer sans autre lumière que celle du jour, en fait, c'est pas top), celle de ce soir, en plein repas... a été plus délicate à gérer. Outre le fait que la batterie de mon ordinateur n'a pas pu tenir tout du long, mais ça c'est accessoire, c'est surtout le fait de ne pas pouvoir prendre de douche (chauffe eau électrique) qui peut être gênant... Par contre, et c'est assez original, leurs prises électriques sont mixtes, et supportent plusieurs sortes de prises mâles. Les prises françaises, par exemple, s'adaptent sans problème. Le voltage étant de 240V, les appareils français sont donc presque "comme chez eux"!

Posté par leorion17 à 15:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Premier jour à Darjeeling, la vie au refuge

Je suis logée au refuge en lui-même, juste à côté de la cuisine, dans une chambre individuelle avec salle de bains. Réveil en fanfare ce matin car un jeune garçon est entré sans prévenir dans ma chambre, pour m’apporter un thé au lait. Délicate attention, dont je me serais bien passée car il était 7h du matin !

La journée fut pourtant peu chargée. Le vétérinaire, Yoguesh, m’a expliqué qu’ils sortaient tout juste d’une campagne sur Darjeeling et que la plupart des employés (sortes d’auxiliaires vétérinaires et rabatteurs pour attraper les chiens des rues) sont partis pour Kalimpong, où nous irons d’ailleurs dans 3 jours. Donc pour l’instant, il n’y a pas grand-chose à faire au refuge, et ce n’est pas plus mal, ça me laisse le temps de me mettre dans le bain…

Ce matin, nous avons fait 3 allers-retours (un aurait suffit, mais bon…) au « centre-ville » (en fait je ne loge pas à Darjeeling-même, mais à 3km, dans un petit village nommé Lebong) pour aller chercher une carte SIM indienne pour moi (135 roupies, avec 30 roupies de recharge inclues… ça coute donc moins de 3€ d’ouvrir une ligne ici), puis des vis et du fil de fer et enfin voir s’il y avait du shampoing pour moi.

Une jolie maison sur le bord de la route

IMG_0106

Quelques photos de la vue depuis le refuge

En regardant vers le haut

IMG_0111

IMG_0117

IMG_0118

En regardant vers la vallée

IMG_0115

IMG_0119

Les chiens du refuge (il y en a une quinzaine) avec un des soigneurs

IMG_0122

Le reste de la matinée fut passé à discuter de la manière dont on pourrait opérer un chiot de 2-3 mois qui s’est fracturé le fémur. Heureusement, il est possible de faire des radios, dans le centre de radiologie (pour humains) de Darjeeling : c’est une fracture oblique, donc assez difficile à réparer. De part sa localisation et le fait que c’est un chiot, un plâtre habituel est impossible (ils n’ont que du plâtre de Paris ici) car la pauvre tombe sous le poids du plâtre ! Le vétérinaire voulait donc que je l’opère pour lui poser des vis et un cerclage… d’où l’aller-retour à la quincaillerie ce matin. Cependant, j’ai fini par le persuader qu’une opération n’était sûrement pas une bonne idée, car aucun de nous deux ne savait vraiment comment faire et surtout le matériel n’est absolument pas médical, donc même en étant stérilisé…le résultat ne serait pas top

Le chiot en question

IMG_0112

Donc nous allons sûrement lui mettre un autre plâtre, avec la seule bande de résine qu’il a en stock. Sa principale réticence à utiliser cette unique bande de résine est surtout parce qu’il n’a pas de quoi couper la résine d’ici quelques semaines ! Mais nous trouverons bien une solution, j’ai vu une scie fil trainer quelque part.

Juste avant le repas de midi, un homme a ramené un vieux chien des rues, qui avait visiblement une grosse tumeur ulcérée, entourant le pénis. Le vétérinaire étant un peu Mc Gyver sur les bords, et moi ne voulant pas euthanasier ce chien en première intention (car à part sa tumeur, il semblait en assez bonne santé), nous décidons de faire une laparotomie exploratrice après le repas de midi, et d’aviser une fois le chien sur la table : si la tumeur n’envahit pas la cavité abdominale, on « enlève tout » et on fait une urétrostomie périnéale ou anté-scrotale avec castration (familièrement parlant, on transforme le mâle en femelle), et si la tumeur traverse la paroi abdominale, on euthanasie, car on n’est pas équipé pour d’aussi grosses chirurgies et on ferait plus de mal qu’autre chose en coupant un peu à l'aveugle dans une tumeur.

(photo de la tumeur en lien http://indiavet.canalblog.com/archives/photos_potentiellement_choquantes/index.html)

IMG_0135

Malheureusement, peu après avoir débuté l’opération, nous nous sommes vite rendus compte que les muscles en région pubienne étaient complètement modifiés par la tumeur et que donc, il s’agissait assez probablement d’un phénomène tumoral important. Le vieux chien ne fut donc pas réveillé…

Ensuite 2-3 vaccinations de chiens (et 1 chat ! C’est assez rare pour le noter apparemment ) emmenés par leurs propriétaires (ici on vaccine principalement contre la rage, les autres vaccins, difficiles à se procurer et également chers, sont assez peu utilisés).

Cette première pseudo-chirurgie m’a tout de même donné un petit aperçu de la manière dont vont se dérouler les chirurgies « classiques » (stérilisations en tête) prochainement : tout d’abord, on n’opère que de jour. Ça peut paraitre bête, mais avec les fréquentes coupures de courant, il est impossible d’espérer opérer le soir. Le vétérinaire m’a raconté hier soir une amputation qu’il a faite une fois à la lueur des phares de voiture (il y a beaucoup de gangrènes ici), après 12 stérilisations d’affilée…A ne pas refaire selon lui.

La table d’opération est également très simple, avec pour seul éclairage (quand il y a du courant) une simple lampe au plafond avec abat-jour. Ici, pas d’appareil de gazeuse, on fait tout sous anesthésie fixe (xylazine/kétamine), avec perfusion et cathéter (ils utilisent des épicrâniennes comme cathéter, assez facile à mettre mais ça ne tient pas très bien). Une simple autoclave suffit pour stériliser le matériel entre 2 chirurgies.

Par contre, niveau personnel, ils ont 2 personnes pour tenir les chiens, dont une sait aussi préparer tous les protocoles anesthésiques, poser les cathéters, tondre les chiens et les scruber, etc. C’est cette même personne qui nettoie entièrement la salle et tout le matériel après utilisation.

Posté par leorion17 à 15:29 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

03 juin 2010

2e jour à Darjeeling, 3 juin 2010

2e jour à Darjeeling

(je chargerai les photos dès que possible, la connexion ne le permet pas pour l'instant)

 

La matinée fut moyennement chargée, avec tout d’abord les soins aux animaux emmenés par leurs propriétaires : soin de plaie d’un petit chien amputé de la patte avant droite (déjà vu la veille), et perfusion (bolus de 250ml de Ringer-Lactate) et injections (métoclopramide) pour un chiot qui vomit après chaque repas.

IMG_0143

 

En ce qui concerne les diagnostics, hormis la prise de température, l’auscultation avec un (mauvais) stéthoscope et éventuellement une radiographie (à faire à Darjeeling, 10-15min de route), tout est fait « à l’ancienne ». Les diagnostics sont donc très empiriques et principalement orientés en fonction des (rares) médicaments disponibles…

Ensuite, nous avons pratiqué 2 stérilisations de chattes. Le vétérinaire a réalisé la première, pour me montrer sa technique (abord unique par le flanc droit), puis j’ai fait la 2e. Rien de bien compliqué, si ce n’est que pour la première chatte, qui avait mis bas récemment et qui avait de ce fait l’utérus fragile, au moment d’aller chercher l’ovaire gauche (en remontant la corne droite et en redescendant le long de la corne gauche), l’utérus s’est rompu, laissant l’ovaire « en liberté » dans la cavité abdominale ! Yoguesh a tenté pendant 5 minutes de le récupérer, en vain… il a donc retiré l’utérus et l’ovaire gauche, mais l’ovaire droit est toujours présent, donc la chatte aura des chaleurs… Ce genre de situation, en France, serait très embarassante pour un vétérinaire, car la plupart des propriétaires qui viennent faire stériliser leurs animaux le font dans une optique de « tranquillité » (tout propriétaire d’une chatte ayant eu des chaleurs comprendra de quoi il retourne…), alors qu’ici, l’objectif était simplement l’absence de reproduction, c’est pourquoi il n’a pas jugé utile de retourner la chatte pour aller chercher l’ovaire par le flanc gauche.

A mon tour maintenant de faire la 2e chatte, une jolie petite rouquine qui, malheureusement, n’a pas voulu dormir correctement durant la chirurgie… après l’avoir « repoussée » 2 fois, nous nous sommes résignés à simplement anesthésier localement le ligament suspenseur de l’ovaire, à l’aide de lidocaïne (la chatte ne bougeait pas, mais grognait dès qu’on touchait à ce ligament, assez innervé). Cela a plutôt bien fonctionné, même si de ce fait le risque de saignement était un peu plus important.

A la fin de cette petite chirurgie, le vétérinaire m’a demandé si cela ne me dérangeait pas de nettoyer une plaie d’amputation, car il avait une course à faire. J’ai accepté bien volontiers, me disant que ça ne devait pas être grand-chose. Hé bien…encore une fois, âmes sensibles s’abstenir ! Il s’agissait d’un chien errant qui avait été amputé 5-6 jours plus tôt du postérieur droit, et qui s’arrachait les fils… Bref, pour faire court, ça ne ressemblait plus à rien, il y avait des trous partout, des zones de nécrose… et UNE question : va-t-il y avoir assez de peau pour refermer tout ça ?

http://indiavet.canalblog.com/archives/photos_potentiellement_choquantes/index.html

Bon, quand faut y aller, faut y aller…. Finalement ça s’est révélé beaucoup moins dégoutant que ce que je pensais (mais ce n’est pas une raison pour cliquer sur le lien maman !), et après avoir coupé certaines zones de nécrose, coupé tous les « ponts » de peau qui restaient (et qui allaient se nécroser) et ravivé les bords de la plaie, j’ai refermé, plan par plan… et au final c’est pas si moche !

D’ailleurs j’ai été étonnée du fil utilisé pour les sutures, il s’agit du fameux « catgut », dont l’utilisation est désormais interdite en France (quelqu’un pourrait-il me rappeler pourquoi ?), mais ce fil…pratique, résistant, résorbable, ne se tord pas… bref, dommage que ça n’existe plus en France !

 

Enfin, avant de pouvoir manger (il était 14h), nous avons reçu un chien emmené en pleine crise de convulsions… malheureusement, sans Valium, c’était un peu tendu…après avoir tenté, sans succès, de la xylazine, le vétérinaire s’est résolu à donner une ordonnance pour du Valium par voie orale, à donner quand la crise sera passée…

Puis après la pause de midi (ah oui, il faudra que je fasse un article sur la nourriture ici… mon estomac commence à s’habituer aux épices, ouf !), nous avons enfin posé le bandage à Lucy, le petit chiot au fémur fracturé… Alors c’est loin d’être du grand art, et c’est sûrement le bandage le plus moche que j’ai pu faire pour l’instant, mais au moins ça lui maintient le postérieur à peu près immobile et le fémur à peu près droit… je dis bien à peu près, car je ne suis pas du tout satisfaite du système qu’on a mis en place, mais on a fait avec les moyens du bord. J’ai fait 2 vidéos de Lucy, avant et après le bandage, elle se débrouille très bien avec, arrive à descendre les escaliers toute seule (par contre il faut la monter), marche, cours… enfin bref, un vrai chiot, quoi ! Un vrai chiot narcoleptique, qui dort paisiblement sur mes genoux pendant que je rédige ce petit journal de bord, alors qu’il y a quelques minutes elle voulait sauter dans tous les sens.

IMG_0156

 

Puis nous sommes allés à Darjeeling pour me trouver une connexion illimitée via mon portable, qui serait connecté à l’ordinateur via bluetooth. Bon, visiblement, cela ne marche pas, mais demain Yoguesh me trouvera une solution, comme toujours ! Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photos à Darjeeling, d’une part parce qu’il faisait très moche (la ville était carrément dans un nuage), et d’autre part parce que j’avais oublié la carte SD de mon appareil photo… avant de me rendre compte, sur le chemin du retour, que j’en avais une de secours dans le sac !

Et la soirée, je viens de la passer avec Lucy, qui est décidément plus que craquante et sacrément caline!

IMG_0181

Posté par leorion17 à 02:42 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


04 juin 2010

Les chiens de Darjeeling (extraits d’une « conférence » à destination des écoliers de Darjeeling)

 

Pourquoi les chiens des rues sont-ils importants à Darjeeling ?

Il y a plusieurs explications à la nécessité de garder les chiens des rues à Darjeeling :

- Pour certains habitants, ils permettent de tenir les chiens moins gentils à l’écart : en effet, beaucoup de chiens des rues sont en fait assez familiers et ont des nourrisseurs, ce ne sont pas leurs propriétaires à proprement parler, mais ils s’occupent d’eux, dans la mesure du possible.

- Ils permettent de réduire la quantité de déchets (qui trainent dans les rues) en mangeant les déchets alimentaires, etc.

- Ils permettent de garder la population de singes sous contrôle en les effrayant, de sorte qu’ils n’entrent pas en ville.

- Ils permettent de réduire la population de souris et de rats en mangeant la nourriture de ces derniers et en les chassant.

- Les chiens les plus sympatiques et familiers jouent le rôle de chien de garde, protégeant les maisons et la communauté.

 

Pourquoi l’élimination des chiens n’est pas la solution au problème des chiens errants dans les villes ?

(Tout d’abord, il faut savoir que les villes comme Darjeeling pratiquaient jusqu’à il y a peu l’empoisonnement à la trychnine, qui est atrocement douloureux, et terriblement dangereux, pour les enfants par exemple)

Quand la population de chiens errants augmente trop, cela peut poser des problèmes, notamment sanitaires. Néanmoins, l’élimination d’une partie de cette population n’est pas la bonne solution. Plusieurs raisons à cela :

- Même en tuant ou déplaçant une partie des chiens, il est impossible de les attraper tous. Il reste alors plus de déchets à manger pour les chiens restants. Les femelles gestantes ont donc plus de chances de mener à terme des gestations avec plus de chiots, et en meilleure santé, qui survivront plus, car il y aura moins de compétition pour l’espace et la nourriture. De ce fait, en très peu de temps, la population reviendra à son état initial.

- Si les chiens adultes sont supprimés, il y a moins de chiens pour défendre le territoire, donc de nouveaux chiens venant des alentours font leur apparition. Ces derniers ne sont pas habitués à la population locale et peuvent se montrer agressifs, être porteurs de maladies, etc.

Pour ces raisons, il est préférable de stabiliser la population canine déjà présente en ville. En les stérilisant et les vaccinant, en quelques années la population se stabilise à un niveau gérable. Les chiens sont alors également en meilleure santé, plus amicaux et plus « sûrs » car exempts de rage. Cette méthode a été scientifiquement prouvée comme étant la plus efficace pour réduire les populations de chiens errants dans les villes.

Kalimpong est un bon exemple d’une telle gestion, car le refuge est opérationnel depuis plusieurs années, et aucun cas de rage n’a été reporté depuis longtemps. Il y a moins de chiens errants, et ils sont en meilleure santé et plus amicaux. Et parce qu’ils sont plus sains et « sûrs », ils sont mieux traités par la population locale, et les relations entre animaux et humains en sont grandement améliorées.

Posté par leorion17 à 09:36 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

3e jour à Darjeeling, 4 juin 2010

Réveil en compagnie de Lucy ce matin, qui a dormi tranquillement sur son coussin toute la nuit ! Pour un chiot de 2-3 mois, c’est pas mal du tout !

Aujourd’hui fut une journée assez calme, pas de chirurgie, seulement des soins aux animaux : l’habituel chien amputé dont la plaie est un peu infectée (et dont j’ai réussi à obtenir qu’il vienne désormais 2 fois par jour au refuge, en lui mettant un pseudo-bandage le soir pour qu’il ne se lèche pas… hé oui, ici pas « d’abat-jour » ou de carcan pour les chiens qui se lèchent les plaies ! ). Puis le chiot déshydraté qui vomit après ses repas.

La journée s’annonçant très (trop ?) calme, le vétérinaire décide de m’emmener à Darjeeling, pour que je puisse avoir une connexion internet sur mon ordinateur via mon téléphone. Je ne savais même pas que ça existait en France, alors en Inde, vous pensez bien… et pourtant si ! A part le fait que le port bluetooth de mon ordinateur ne marche plus, et que donc j’ai du acheter une clé USB/ bluetooth spécialement pour ça (350rp = 7€).

Cependant, avant de partir, un patient arrive en urgence, ou plutôt une patiente : une jolie chèvre blanche, qui venait de se faire entailler le gigot par un chien. Heureusement, dégâts superficiels, une simple suture sous-cutanée suffira. Le vétérinaire me fait commencer, mais au bout de quelques points, l’aiguille se tordant trop (c’est assez solide le cuir de chèvre, mine de rien !), ça ne passe plus. Je fais un nœud, on passe à une autre aiguille avec du catgut, et le véto continue lui-même (je ne pouvais plus rester à genoux et, bien évidemment, on travaille à même le sol pour des choses dans le genre… vive les conditions d’hygiène !).

http://lh4.ggpht.com/_DlBW3NTTNkg/TAkttBaWA1I/AAAAAAAACrU/VF8ldxzuwUw/IMG_0193.JPG

 

Nous partons donc vers midi pour Darjeeling (en fait, on est à environ 8km du centre ville), à moto, 8km durant lesquels j’essaie de prendre quelques photos… alors allez prendre des photos à moto, sur une route défoncée, quand on est à moitié dans un nuage ! J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour la piètre qualité qui en résulte… D’ailleurs, j’ai fait quelques vidéos pour vous montrer comment ils conduisent en Inde, je ferai un montage à mon retour en France !

Le centre de Lebong (notre village)

IMG_0199

Une photo sur la route… oui, cela ressemble beaucoup à une voiture sur le côté, sans les roues…mais aucune idée de ce que c’est

IMG_0216


L’entrée de Darjeeling, entre les immeubles en ruine/reconstruction et les couleurs chatoyantes des « nouveaux » immeubles

IMG_0223

Arrivés à Darjeeling, nous sommes complètement dans le nuage ! Cela dit, avec les arbres, ça donne quelques jolies photos, on se croirait à Rivendell…

IMG_0228

IMG_0259

Darjeeling, dans le nuage…

IMG_0246


Ces fameux petits drapeaux (verts blanc jaune, couleur du Gorkhaland, autrement dit la région qui réclame son indépendance)

IMG_0264


D’ailleurs, un panneau comme on en voit à tous les coins de rue.

IMG_0278

Ils sont indépendantistes, mais plutôt pacifiques par rapport à leurs homologues du Cashemire, eux se contentent d’organiser, de temps en temps, d’énormes grèves généralisées, qui paralysent complètement la région. Pas agréable, certes, mais toujours mieux qu’un attentat à la bombe…


Les taxis collectifs… à vous de deviner combien de personnes maximum rentrent dans une Jeep ! Perso, j’ai pas encore réussi à compter jusqu’au bout !

IMG_0272

 

En attendant les employés du refuge (qui venaient, eux, en voiture, et qui ont donc pris mon sac avec l’ordinateur, je ne l’ai pas transporté en moto, heureusement !), j’ai acheté des timbres… bon, j’ai pas trouvé de cartes postales, mais au moins j’ai les timbres ! A titre indicatif, un timbre pour carte postale pour l’étranger coûte 12rp (24cts), et pour envoyer des colis en Europe, c’est 675rp les 250 grammes, et 75rp par tranche supplémentaire de 250gr. Ce qui fait 900rp (=18€) pour 1kg, et 6 € par kilo supplémentaire… Je pense donc que j’enverrai quelques gros paquets plutôt que des petits comme j’espérais le faire au départ.

Puis repas au restaurant… Alors si vous allez en Inde méfiez-vous, ne demandez pas, comme je l’ai fait, une bouteille d’eau (pourtant j’avais demandé de la pétillante), car on va vous servir une bouteille d’eau minérale…remplie avec de l’eau du robinet ! Et l’eau du robinet, ici, n’est pas consommable pour les non habitués, il faut impérativement emmener des pastilles spéciales de décontamination de l’eau (100 pastilles Micropur, 15€ au Vieux Campeur, c’est le moins cher à Strasbourg), je l’utilise même pour l’eau du brossage de dents !

Donc voila, pas d’eau à boire (enfin si, j’ai emmené une mini bouteille avec « mon » eau), et j’ai commandé des « momos », spécialité tibétaine apparemment, au poulet. Mis à part que c’est servi avec des sauces à vous visser à votre chaise et que c’est plus parfumé, ça ressemble quand même énormément à ce que l’on appelle, en France, des sortes de « raviolis chinois ». Mais non, en fait, c’est tibétain, et c’est bien bon ! (hormis la sauce qui arrache le palais, évidemment). Par contre, ce qui est bien, c’est qu’ils servent un bol de soupe (équivalent indien de la soupe miso, dirons-nous) pour toute commande…autant vous dire que je l’ai dégustée celle-là !

Ensuite nous sommes allés acheter cette fameuse clé USB/bluetooth, puis échanger mes travellers’ cheque , fait en soit totalement inintéressant, mais je vous en parle car si vous allez un jour en Inde, faites attention quand vous voulez échanger des devises étrangères (dollar, euro et livres sterling, tout marche ici), car le véto (qui s’occupe des transactions et du marchandage pour moi !) m’a dit que le gars l’avait pris pour un guide, et lui avait demandé combien il voulait comme commission. Comprenez par là que si votre guide prend une commission, il y aura une différence relativement notable… J’ai échangé mes dollars en roupies pour 45rp/$, alors que si mon vétérinaire avait été un guide, j’aurais eu seulement 42rp/$. Pourtant, sur son affiche à l’extérieur, il était écrit très clairement que le taux de change du dollar était de 45,3. Bon, j’avoue, j’ai pas osé râler pour les 0,3…ça fait 1,2€ de différence sur la transaction faite, bon, tant pis.

Puis nous sommes rentrés, et avons acheté et bu) du thé en passant, dans une des baraques le long de la route. D’après mon véto c’est loin d’être le meilleur thé de la région, mais il est déjà meilleur que celui que l’on boit au refuge, qui, d’après lui, est mauvais. Enfin moi, j’aime déjà beaucoup celui du refuge, donc j’ai acheté 2 paquets, l’un « doux », l’autre « corsé ».

Ces « baraques » à thé sont situées juste en amont des plantations de théiers, si on contourne une baraque, on tombe sur les théiers, à nos pieds.

 

IMG_0287

C’est joli non ?

IMG_0288


Par contre, ça serait bien mieux avec du soleil, là on n’y voit vraiment rien…

Nous poursuivons notre route du retour…

Un temple (bouddhiste ?)

IMG_0282


Entre Darjeeling et Lebong… la jungle, ou presque.

IMG_0293


L’école élémentaire de Lebong. Avec les écoliers alignés le matin sous le préau, ça ferait une très jolie photo !

IMG_0302


Et enfin, retour au refuge… où nous n’avons pas fait grand-chose depuis notre retour ! Quelques soins de plaie (le même chien que ce matin) et un autre avec un abcès, que nous débriderons demain, car la nuit s’annonçait et on ne peut pas se permettre de compter sur la lumière des lampes pour démarrer une chirurgie, même petite… En attendant et pour soulager Julia (nommée ainsi à cause de Julia Roberts m’a dit son propriétaire, très fier !), j’ai ponctionné l’abcès, en espérant que les petits trous aideront à drainer un peu durant la nuit.

Ensuite nous n’avons pas eu d’électricité pendant plus de 2h (ce qui, je commence à me dire, ne doit pas être génial pour les vaccins, conservés au frais…) et maintenant ça va ça vient…

Demain nous aurons des stérilisations, les employés du refuge vont « à la pêche » à 6h du matin (étonnamment, je n’ai pas souhaité les accompagner), et dimanche matin, nous partirons pour Kalimpong, pour une campagne de stérilisations de 3 jours, donc malheureusement pas de nouvelles (a priori) de dimanche à mardi.

Et pour finir le chapitre de la journée, 2 petites photos de la star de la journée : LUCY ! J’en profite, elle repart demain avec ses propriétaires.

IMG_0308

IMG_0319

Posté par leorion17 à 19:00 - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 juin 2010

4e jour à Darjeeling, 5 juin 2010

Journée en 2 parties… Une matinée très chargée, une après midi à ne RIEN faire… Ce matin, pour résumer en quelques mots : 5 stérilisations (dont un pyomètre), 1 castration… en moins de 2h30 ! Sachant que je n’ai fait qu’une stérilisation et la castration, je pense que le véto (et ses assistants) ont du faire les 4 stérilisations en moins d’1h15 !
IMG_0340

Etant donné la charge de travail qui s’annonçait à 9h, pendant que le véto commençait les stérilisations, j’ai fait les soins de plaie aux animaux, mon habituel petit amputé, décidément plus adorable de jour en jour, et l’abcès au cou de la veille, où j’ai fait une fenêtre, cureté et nettoyé à l’eau oxygéné… Pendant ce temps-là, le véto avait déjà entamé sa 2e stérilisation ! A la fin, j’ai eu le droit, pour me faire la main, de faire une stérilisation et la castration.
IMG_0353

(Elle est jolie ma suture de stérilisation, non ? elle doit mesurer 15mm, on fait tout par le flanc droit ici)

IMG_0365

Quelques photos supplementaires des chirurgies (maman ne clique pas!) sur ce lien:

http://indiavet.canalblog.com/archives/5___photos_potentiellement_choquantes/index.html

A 11h30, tout était fini… et plus rien à faire de la journée ! (à part le petit amputé qui est revenu le soir, sa plaie évolue bien ! et une injection d’ivermectine pour un chien galeux) En fin d’aprèm, lasse de me tourner les pouces, je suis allée me balader en « ville », donc petite grimpette à l’aller, et grosse descente au retour ! J’ai donc pu prendre quelques jolies photos sur la route, pour une fois que je pouvais m’arrêter ! Malheureusement, et je vais devoir commencer à m’y faire, impossible de prendre des belles photos sous un soleil de plomb…on était encore une fois dans le nuage ! D

IMG_0370

IMG_0381

IMG_0377

IMG_0397

IMG_0388

IMG_0382

IMG_0405

Lebong dans la brume

IMG_0395

Rien ne se perd... les chevres ramassent les dechets du maraicher

IMG_0394

Une douceur du coin, delicate et sucree, dans une feuille de bananier

IMG_0391

Et enfin, mon petit patient journalier (chien ampute), qui va de mieux en mieux

IMG_0411

Posté par leorion17 à 18:41 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

06 juin 2010

6 juin 2010, 1er jour à Kalimpong

Départ à 7h30 ce matin pour rejoindre Kalimpong, à moins de 50km de Darjeeling… mais 3h30 de route ! En chemin nous avons croisé toutes sortes d’animaux, notamment des vaches, ressemblant étrangement aux parthenaises françaises, et des singes, 5 adultes et un petit. Le voyage fut long (forcément !), pas très confortable (et dire que les français se plaignent de l’état des routes…) et alternant beau temps (si si !) et brumes tellement denses qu’on n’y voyait pas à 10 mètres ! Mais au final je commence à aimer cette brume, ça donne un côté mystique à cet endroit, tout à fait charmant et totalement envoutant !

Quelques photos de Darjeeling (ensoleillé !) pour commencer :

IMG_0412

IMG_0423

 

IMG_0432

IMG_0430

Le Toy Train (inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco)

IMG_0419

 

Même ici on trouve des fans de football ! (d’ailleurs Yoguesh n’arrête pas de me surnommer « Les Bleus », en prononçant ça « léblou », je crois que même en Inde, je ne vais pas échapper à la coupe du monde !)

IMG_0433

 

Quelques autres photos sur la route…

Un endroit somptueux, où j’aurais bien voulu m’arrêter si la brume glaciale ne nous en avait pas dissuadés (monastère tibétain avec drapeaux de prière, il y en avait bien sur 500 mètres de long !)

IMG_0443

 

Vue sur la Teesta (rivière qui sépare Kalimpong de Darjeeling), ensoleillée. Kalimpong est juste au dessus (1250m alt.). A partir de ce moment-là, il a commencé à faire bien plus chaud, avec un simple T-shirt à manches longues j’étais en nage !

IMG_0464

Les plantations de théiers. J’essaierai de refaire une plus jolie photo au retour

IMG_0470

« Weak bridge »… ça grinçait de partout, pas très rassurant… Heureusement ce n’était pas celui-là, le pont sur la Teesta !

 

IMG_0486

Vue depuis le pont sur la Teesta, rivière réputée pour ses raftings très sportifs… après avoir vu la rivière, je n’y mettrais pas les pieds, elle semble vraiment dangereuse !

IMG_0505

 

Remontée depuis la Teesta vers Kalimpong… et découverte de la végétation luxuriante. Kalimpong est réputée pour ses fleurs, exportées dans tout le pays (surtout glaïeuls, orchidées et…cactus !) comme vous pourrez le voir les jours prochains (pas de photo correcte depuis la moto !)

IMG_0521

 

IMG_0523

IMG_0527

Arrivée au refuge (que j’ai oublié de prendre en photo, mais c’est un vrai petit paradis ! J’ai une maisonnette type coloniale pour moi toute seule, c’est vraiment beau et agréable, exception faite des insectes la nuit), il y a pleins de chiots !

Deux chiots de la même portée

IMG_0550

 

Le seul chat présent au refuge, qui jouait à ce moment-là avec les chiots !! Mais il en a eu marre plus tôt que les chiots, qui lui ont couru après de longues minutes !

IMG_0558

Après un repas épicé (tiens donc !) et une bonne sieste réparatrice (3h… quelle marmotte !), un des employés du refuge m’emmène à Kalimpong (encore une fois, nous ne sommes pas en ville, nous sommes à 4km, 10min de route).

 

Sur la route, nous nous arrêtons dans une pépinière de cactus… Amateurs de cactus, ceci serait votre paradis !

IMG_0570

IMG_0574

IMG_0579

Et juste en face, dans une autre pépinière…des vandas magnifiques !

IMG_0589

Le centre ville de Kalimpong

IMG_0592

La Lions Clock Tower… que je me suis amusée à prendre en photo car il était plutôt 17h au moment de la photo…

IMG_0593

L’église, en contre-haut. Nous la visiterons une autre fois, elle était fermée.

IMG_0594

Et petit clin d’œil à la conduite indienne : le klaxon est un accessoire indispensable !

IMG_0599

 

Sur ce s'acheve la journee. Nous sommes rentres au refuge et la soiree...he bien ce sera une surprise, il semblait que nous devions faire une petite soiree, mais visiblement c'est (encore) une blague de Yoguesh!

Posté par leorion17 à 16:42 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

07 juin 2010

7 juin 2010, 2e jour à Kalimpong

Encore une journée en 2 parties, matinée chargée, après-midi vide… Je commence à me dire que les Indiens ont ce genre de rythme, ils se lèvent tôt le matin (le soleil se lève à 5h ici), travaillent durant la matinée et flânent durant l’après-midi.

Ce matin, donc, 4 chirurgies, 3 stérilisations et une castration… Et j’ai tout fait (presque) toute seule ! Forcément, étant en train d’opérer, je n’ai pas pu prendre de photos, mais en même temps, des photos de chirurgies aussi répétitives, ce n’est pas extrêmement passionnant. J’ai juste pris 2-3 photos d’un chat amputé d’une patte arrière dont la plaie était à nettoyer et refermer chirurgicalement, mais les photos ne sont pas parlantes du tout et assez peu intéressantes.

Donc 4 chirurgies d’affilée, dans un petit local renfermé, par une chaleur moite, et couverte d’anti-moustique et de crème solaire (le soleil tape fort ici le matin)… c’est vite devenu insupportable ! Heureusement la dernière chirurgie (le chat amputé), je l’ai laissée à Yoguesh, car j’étais également en hypoglycémie (les nouilles chinoises au petit déjeuner, très peu pour moi…). Mais après un bon repas (à base de riz bien évidemment) et un peu de repos, j’étais fin prête à réattaquer l’après-midi ! Sauf que…l’après-midi, on n’opère pas ! Il faut se préparer pour la journée de demain, où on va à un « camp », c'est-à-dire qu’on va dans un village (demain, lever à 6h, 2h de route pour ce village) et on opère sur place, on traite les animaux, etc.

Cela dit, la préparation leur a pris 1h30 maximum, ce qui a laissé largement assez de temps pour flâner en ville ! Outre de belles pashminas et autres foulards en soie, j’ai pris quelques sucettes locales, au bon goût de caramel… enfin quelque chose de sucré ET bon !

Retour en moto au refuge avec Yoguesh, sous la pluie de la mousson, sans imperméable…une expérience à vivre ! Mais pas forcément à répéter !

Et enfin, le soir, « compétition » de chants français et hindis… Sans vouloir faire ma chauvine, les chansons hindis, passe encore, mais les chansons népalis…

Et encore à propos de chauvinisme, mes hôtes ont insisté pour me faire boire, hier soir (car j’ai refusé poliment leur bière, n’aimant pas cela), du vin rouge... indien ! Si, ça existe, mais rassurez-vous, d’ici à ce qu’ils inondent le marché européen… Je ne suis pas fine œnologue, mais au nez…pas grand-chose…au premier abord…aucune rondeur…et enfin, aucune tenue en bouche. Bref, un vin qui n’a pas grand-chose à envier à nos vins français, à mon humble avis ! Il faudrait que je leur fasse parvenir une bouteille de Cahors, ils trouveraient ça imbuvable !

Sinon, question photos, malheureusement, pas grand-chose non plus. Ce matin, photos des différents bâtiments du refuge, que vous pourrez retrouver ici :

Et une petite photo de nos chiots jouant encore avec le chat… Il est d’une patience infinie ce chat !

Voila, c’est tout pour aujourd’hui ! A demain pour le résumer de la journée de « camp » !

IMG_0634

Posté par leorion17 à 07:31 - - Commentaires [2] - Permalien [#]