Quelques petits conseils pour préparer au mieux votre voyage dans cette région d’Inde, avec des indicatifs de prix pour se faire une idée.

Visa

- Demandez votre visa au moins 1 mois avant votre date de départ à un consulat (Paris ou Lyon). Par chronopost aller/retour il vous en coutera environ 110€ tout compris. C’est moins cher évidemment si vous vous rendez sur place pour faire les formalités.

L’électricité :

- Prévoir une lampe de poche rechargeable manuellement (Décathlon ou Vieux Campeur)

- Emmenez des batteries rechargeables pour l’appareil photo, en sachant qu’à l’hôtel vous n’aurez pas forcément de courant 100% du temps pour recharger vos batteries. Cela dit, ici une pile LR6 coûte 9 roupies. Pensez toutefois à les ramener avec vous en France pour traiter ces déchets en tant que tel.

- Les prises sont assez particulières ici mais supportent sans aucun souci nos appareils européens. Pas d’adaptateur à prévoir.

- Acheter des bougies (25rp) et des allumettes (1rp) sur place dès votre arrivée.

L’eau
- Acheter des pastilles de décontamination de l’eau (meilleure adresse que j’ai trouvée à Strasbourg : le Vieux Campeur, près de la Place Kléber), et ne boire QUE cela, même pour se brosser les dents

- Ne jamais boire d’eau du robinet, même si l’on vous dit que c’est de l’eau de source, sans avoir décontaminé l’eau auparavant.

- Ne pas consommer de glace ou de liquide contenant des glaçons.

- Evitez les jus de fruits, souvent rallongés à l’eau

- Par contre, vous pourrez boire sans souci du thé, puisque l’eau doit être bouillie pour cela. Profitez-en, si vous êtes à Darjeeling, pour étancher votre soif en buvant toutes sortes de thés noirs et verts. Précisez au serveur si vous voulez un thé sans lait (black tea) ou avec lait (milk tea), car ici la grande majorité des indiens boivent le thé brûlant, avec un nuage (une mousson plutôt) de lait et une quantité astronomique de sucre.

- Si vous achetez une bouteille d’eau minérale (entre 12 et 18 roupies le litre), vérifiez que le bouchon (et le fond !) sont scellés. Faites attention au restaurant, l’eau proposée en bouteille n’est souvent que de l’eau du robinet.

- Gardez sur vous les bouteilles achetées (elles font presque toujours 1L, ce qui est pratique puisque 1 pastille = 1 litre) et remplissez les d’eau du robinet, vous éviterez de consommer trop de plastique.

- Petite astuce pour les balades d’une demi-journée en ville si vous ne voulez pas vous encombrer d’une bouteille d’un litre : gardez les mini-bouteilles d’eau minérale fournies dans les avions (200 ou 250ml) et remplissez-les depuis votre bouteille d’eau décontaminée. Cela m’a beaucoup servi pour mes petites virées en ville et a même été profitable aux touristes que j’ai rencontrés pour étancher leur soif après un samossa trop épicé ou un immerti trop sucré.


Santé-hygiène

- Je ne sais pas si c’est fourni dans les hôtels premiers prix (dans les autres j’espère que oui), mais les indiens n’utilisent pas de papier toilette mais de l’eau et la main gauche. Si vous ne voulez pas céder à cette pratique locale, (ce qui se conçoit !), achetez dès votre arrivée un rouleau de papier toilette. Leur prix est fixe, 25rp pour les gros rouleaux, ne vous faites pas avoir par les marchands qui voient les touristes arriver à 3km et qui gonflent les prix.

- Pensez à emmener une fiole de gel hydro-alcoolique et à vous laver les mains (à l’eau et au savon, ou à défaut avec ce gel) plusieurs fois par jour, et à chaque fois avant de manger quoi que ce soit.

- Prenez rendez-vous avec votre médecin avant votre départ pour vous faire prescrire des anti-diarrhéiques et autres médicaments de première nécessité (Rennie et Smecta seront vos amis). Demandez-lui de TOUT noter sur l’ordonnance (que vous emmènerez), même le Doliprane ou votre pilule, afin de passer la douane en toute tranquillité (les contrôles sont rares mais on ne sait jamais).

- Si vous avez oublié votre brosse à dents, votre dentifrice ou votre savon, aucun souci, vous trouverez tout cela très facilement dans presque n’importe quelle échoppe, notamment dans Chowk Bazaar. A se demander d’ailleurs s’il ne vaut pas mieux acheter tout cela sur place, tant les prix sont bas par rapport à la France (une brosse à dents Colgate : 13-18roupies, soit moins de 0,30€)

- Emmenez des tongs (ou idem, achetez-les sur place, ça se négocie à 60roupies pour les premiers prix) pour la salle de bains ou la chambre, la propreté des sols étant assez… aléatoire.

- Petit détail pas glop mais très utile, pour les femmes voyageant en Inde (copié du Lonely Planet) : une nourriture pauvre et une résistance amoindrie par l’utilisation d’antibiotiques peuvent favoriser les infections vaginales. Respectez une hygiène intime scrupuleuse et portez jupes ou pantalons amples avec sous-vêtements en coton. Les champignons, caractérisés par une éruption cutanée, des démangeaisons voire des douleurs à la miction et des pertes, peuvent se soigner facilement. Demandez à une pharmacie indienne un tube de crème CANDITAS-BG, qui contient du clotrimazole, du beclométhasone diproprionate et de la néomycine. Il vous en coutera une quarantaine de roupies (pas besoin donc de le ramener de France). En revanche, les trichomonas sont plus graves, avec pertes blanches et sensations de brûlure à la miction. Il convient alors de traiter également le partenaire masculin.


Moustiques

- Darjeeling n’est pas considérée comme une région à paludisme, cela dit la précaution reste de mise et mieux vaut s’astreindre à un traitement quotidien « pour rien » plutôt que de prendre un risque. Aussi, avant votre départ demandez à votre médecin de vous prescrire un anti-paludéen. Le meilleur, mais hors de prix, est la Malarone. Pour ceux prévoyant de partir au moment de la mousson, n’hésitez pas à demander le Doxypalu, environ 10 fois moins cher que la Malarone, mais ayant comme effet secondaire une photosensibilisation… Cela dit, je suis blonde à peau très claire, et mes 2 flacons de crème solaire sont restés au placard. Cet antibiotique est préférable (pendant la mousson, le reste de l’année je ne peux rien dire) au 3e antipaludéen qui a comme effet secondaire des maux de ventre. Vous tourmenterez assez votre tube digestif avec ce voyage pour ne pas lui imposer cette contrainte supplémentaire.

- Même sans le spectre du paludisme, les piqûres de moustiques restent peu agréables et peuvent vous gâcher une partie du séjour. J’ai été relativement peu incommodée par les moustiques à Darjeeling, mais cela fut beaucoup plus important à Kalimpong, climat plus doux oblige. Pensez donc à prendre, avant de partir, un bon répulsif à insectes, spécial tropiques,
de préférence (la marque « 5 sur 5 » a été très efficace), ainsi que si possible un diffuseur électrique type Raid que vous brancherez dès la tombée de la nuit. Alors oui, le petit détail rigolo, c’est quand il n’y a pas d’électricité pendant la nuit…

- Ramenez ces produits avec vous en France, même si les flacons sont vides, afin de les éliminer convenablement, particulièrement le produit pour le diffuseur électrique, qui est extrêmement toxique pour les cours d’eau, et qui serait ici balancé n’importe où sans le moindre scrupule.


- L’encéphalite japonaise sévit dans la région, le père de Yoguesh a failli en mourir. Si vous prévoyez de partir pour plusieurs semaines, faites-vous vacciner. Le protocole est en 2 injections à 4 semaines d’intervalle et coûte 152€ (à confirmer).


Alimentation

- De manière générale, ne consommez que des choses cuites ou épluchées

- Evitez les œufs, même cuits (risque de salmonellose) et les crudités

- Si vous mangez dans la rue, repérez les échoppes devant lesquelles les locaux font la queue, et imitez-les. Si vous voyez des femmes et des enfants manger à un endroit, c’est qu’a priori il est sûr.

- Ne consommez pas de tranches de melon, même si leur couleur parait appétissante : elles sont souvent arrosées d’eau du robinet.

- Donnez-vous quelques jours pour vous habituer à la cuisine locale et aux épices. Commencez doucement par des idli, des dosas, un thali… avant de vous lancer dans les chutneys et autres dhals épicés.

- Evitez de manger de la viande dans la rue, la fraicheur en est souvent très douteuse


Voyager :

plusieurs options s’offrent à vous. Néanmoins, pour parler de ce que je connais, à savoir circuler dans les collines :

- Le taxi collectif : option la plus économique et très pratique, départs réguliers et fréquents entre toutes les villes des montagnes du Bengale Occidental et du Sikkim. Pour deux européens, il est plutôt conseillé de réserver les 3 places à l’avant pour 2 personnes, car sinon c’est très serré (puisque l’on place 4 personnes par rangée), et à moins de faire la carrure d’une fille d’1m65, vous serez vraiment à l’étroit.

- Taxi privé : pratique mais cher comparé au taxi collectif. Cela reste tout de même très raisonnable comparé au prix des taxis en France. Pour 6h de trajet Darjeeling-Bagdogra (aéroport)-Darjeeling, comptez 2500rp. Pour une journée autour de Darjeeling, 1500rp (d’après le photographe français que j’avais rencontré).

- Moto : option très agréable quand le soleil est de la partie. Cela dit, je ne pourrais pas vous dire s’il est possible de louer une moto. Demandez à emprunter celle de Yoguesh, de ma part (joke).


Divers

- Prévoyez des vêtements faciles à sécher, car surtout en période de mousson, il est difficile de faire sécher du coton par exemple. Vous pourrez acheter des dosettes de lessive dans n’importe quelle échoppe du coin en cas de besoin.

- Dans les hôtels à petit budget, il est souvent conseillé de ramener un sac de couchage si l’on n’est pas sur de l’état de propreté de la chambre. Dans le refuge ce fut indispensable, tout simplement à cause des chiens qui, dès le premier jour, m’ont réveillée en sautant sur mon lit !

- Emmenez avec vous une bonne dose de patience et de zénitude : il vous en faudra pour supporter tous les retards des transports ou du service, les possibles entourloupes que l’on essayera inévitablement de vous tendre (occidentaux = $$$)…ne vous énervez pas, cela ne sert à rien, mais soyez ferme et faites vous entendre.