Dans les lieux touristiques, les marchands ont l’habitude d’une clientèle argentée et pressée par le temps. Attendez-vous alors à ce que l’on vous demande le double ou le triple du prix « indien ». Si l’on vous annonce un prix, divisez-le directement par deux pour avoir une idée du prix qu’il vaut. Après, à vous de marchander, poliment mais fermement, pour obtenir le prix que vous voulez. N’hésitez pas à faire mine de partir si le « dernier prix » que l’on vous propose est trop élevé.

Le bluff marche également très bien, et permet de tout marchander, même les courses en taxi.

Petite anecdote : je voulais acheter une kurta/pyjama (tunique avec pantalon) rouge pour ma sœur et en passant devant un magasin, j’en repère une qui me plait. Le vendeur m’en propose 500 roupies avec tailleur. Je lui dis que j’ai mon propre tailleur, il me demande donc 400 roupies. Ayant vu une heure plus tôt une autre kurta rouge, moche mais à 150 rp, dans une autre rue, je lui dis que je suis vraiment désolée, mais que c’est beaucoup trop cher parce que l’autre, certes moins jolie, est seulement à 150 rp, et que je vais donc aller la prendre. Pour une fois je ne bluffais pas puisque c’était vrai. Je n’avais pas fini ma phrase que le marchand a marmonné, en hochant la tête « houncha houncha », ce qui veut dire « ok ok »… et je suis ressortie avec ma kurta à 150 roupies…au lieu des 400 prévues au départ.


Si le marchandage vous dérange, débrouillez-vous pour aller dans les emporiums d’Etat, les coopératives, les grands magasins ou les centres commerciaux, bref, les endroits où les prix sont affichés clairement. Et encore, même là, si vous achetez plusieurs objets il est possible de négocier (mon amie Bénédicte qui vit à Siliguri a été étonnée d’apprendre qu’ici, même une TV écran plat se négocie !). Dans les échoppes, regardez sur les emballages les prix, ils sont parfois indiqués, notamment pour les paquets d’encens par exemple.